Association professionnelle agréée par le ministère de l'Éducation nationale (BO 26 mai 2016)

2015 Les Eyzies-de-Tayac

Observation et aide à la conduite de classe

 

Jean-Louis Lamaurelle, Formateur de formateurs

Jean-Louis Lamaurelle.jpgL'école ne peut être en dehors de la société ni ne peut, non plus, rester à distance des savoirs qu'ils soient construits ou en construction. Que les savoirs actuels soient exposés et « accessibles » de façon brute (sur le net par exemple) ne permet sans doute ni à l'école ni aux élèves de s'en saisir sans efforts ni médiation. L'école permet-elle une reconstruction satisfaisante des savoirs établis ?
La classe, lieu de circulation, de transmission et d'élaboration de savoirs permet-elle réellement aux élèves de s'approcher des savoirs circulants, dans leur forme sociale et donc utile hors les murs de l'école ? En tant que formateurs, comment pouvons-nous peser sur ces interrogations et nous appuyer sur des outils théoriques et professionnels ?
A partir d'éléments posés par Edgar Morin sur la systémique, les niveaux de savoir, nous essaierons de mettre en partage des outils pratiques, étayés théoriquement pour aider à l'observation et à la conduite de classe, dans un souci de construction de savoirs opérants.

D'un alphabet à l'autre ou les enjeux du numérique à l'école

 

Nicolas Couzier.jpgNicolas Couzier, Professeur agrégé de physique

I. L'histoiredesalphabetsclassiques
A. Aux sources de l'écriture
B. Les différentes formes d'écriture : du dessin à l'abstraction

II. Les spécificités de l'alphabet numérique ou comment décrire le monde avec deux chiffres ?
A. Aux sources de l'écriture numérique
B. 1 et 0, les lettres de l'alphabet numérique
C. Décrire le monde avec l'alphabet numérique

III. L'impact des outils numériques
A. La gestion de l'information et sa hiérarchisation
B. Le temps de la médiation
C. Le processus d'apprentissage

IV. Apprivoiser le numérique pour le mettre au service des apprentissages.
A. Des outils méconnus et mal utilisés
B. Préserver l'attente et l'erreur, sources de réflexion et de progrès
C. Un message d'espoir : les expériences "in silico".

La discussion à visée philosophique à l’école et la question des savoirs

 

Jocelyne Beguery, Professeure agrégée de philosophie, docteure en esthétique et en sciences de l'éducation

Jocelyne Beguery.jpgParler pour apprendre, parler pour penser, faire l’expérience du cogito, tels sont les objectifs essentiels de la discussion à visée philosophique à l’école. Il n’est pas de connaissance véritable sans réflexivité, sans un savoir du savoir lui-même, sans l’examen de son propre savoir ni sans un effort pour en rendre compte. Progresser dans la connaissance, c’est aussi avancer dans l’ignorance et le doute. Apprendre à philosopher, c’est découvrir qu’une idée, un jugement ne sont pas vrais du seul fait que c’est moi qui les pense et les énonce. Dire ce que l’on pense ne suffit pas, il s’agit de penser ce que l’on dit. Toute pensée qui s’exprime ou s’affirme seulement intérieurement vise une vérité sans l’atteindre forcément, elle se reconnaît faite pour elle, pose implicitement sa propre valeur.
La vérité dont les savoirs tirent leur sens est une valeur, une norme qui règle la pensée, et non un donné de fait. C’est ce qu’apprend la discussion à visée philosophique à l’école.